Trjhou ! / « Teurjou »

Jules Fortuné - Coll. BadegouleJules Fortuné - Années 1970 - Massognes (86)

Résidence à la Maison des Cultures du Pays : du 09 au 13 mars 2020

Il y a les exceptions, Marie, Urbaine, Laurence, Jules, Roger, Elie

Chanteuses, chanteurs, conteuses, conteurs, musiciens, écrivains, acteurs engagés,  penseurs, empêcheurs de tourner en rond, véritables monuments...
Et puis il y a les autres, plus anonymes, rencontrés ici ou là, au café du coin ou ailleurs.
Et puis il y a nous, adolescents dans les années 70,  nous passons nos samedis après-midi, nos semaines de vacances à accompagner Pierre Morin pour les écouter, collecter, enregistrer, filmer, connaître, comprendre et deviner.


Des témoignages, des consciences, des confidences… des mots qui parfois ne réussissent pas à dire ce que les yeux ont vu… des complicités qui se tissent, démêlant des écheveaux de vies.


Aujourd’hui leurs propos résonnent tant en nous-mêmes que dans une actualité de notre quotidien du 21ème siècle. Plus que jamais  l’œuvre de Jules, Roger, Elie et les autres nous interpelle.
Que serions-nous si nos parcours ne s’étaient pas croisés?


C’est cette histoire-là que nous souhaitons mettre en scène, faite de vies, de joies, de drames, de spontanéités, de musiques, de danses, d’amours, de poésies, d’engagements…celle qui a façonné nos vies d’adolescents, imprégné nos parcours d’adultes.


Raconter ces rencontres, nous raconter, faire que le public se raconte …

Production / Réalisation :
« Association Badegoule »

Co-réalisation :
Association « Les Gens de Cherves »
Association ADL

Ecriture :
Jean-Luc CLEMENT / Jacky COUILLAULT
aide à l’écriture : Christian GOICHON

Coordination Musicale :
Claude THEBAUT

Plateau :
- Conteurs/Comédiens :
Jean-Luc CLEMENT / Jacky COUILLAULT

- Musiciens :
Laurent MALOUVET/Gilles TAPIN/Claude THEBAUT

- Mise en scène / Direction d'acteurs :
IGOR POTOCZNY

Avec la collaboration et l’aide des membres de l’association « Badegoule » pour l’intendance, le script etc….

 

Quelques figures...

Jules Fortuné

Jules Fortuné

C’est à l’époque du Front populaire que ses premiers écrits paraîtront dans la presse régionale et nationale. Humaniste et libertaire engagé, intransigeant sur les libertés humaines, il fustige toutes les formes d’exploitation et d’intolérance. 

« Jules est un adepte de cette utopie qui redonne confiance en l’humanité, il rêve d’un monde égalitaire, sans exploiteurs ni exploités,  à partir de Massognes,  il observe le monde » dit de lui son ami, B Kouchner.

Il est de ceux qui portent la générosité humaine.
En 1963, il crée le premier GAEC de France.  
Au début des années 70, il nous rejoint au sein de l’association des « Gens de Cherves ».

Jules publiera son œuvre, à plusieurs reprises les médias (France Inter, Télé) s’y intéresseront.

Il n’est pas d’écriteau, il n’est pas de pancarte
où avec mon crayon je n’ai signé ma carte
Mes actes sont réels, ce ne sont pas des on-dit
Moi je vous pisse au cul avec vos interdits
Un beau jour il se peut que je fasse autre chose
Ressemblant de très loin à un bouton de rose
Estimez-vous heureux je ne fais pour l’instant
Que pisser au soleil et péter dans le vent
Nous voulons vivre en paix sans mépris et sans haine
Pour aucun peuple blanc, pour aucun peuple noir
Nous voulons vivre en paix dans la batterie humaine
Et c’est là notre amour et c’est là notre espoir !

Jules Fortuné

Roger Manceau

Roger Manceau

Le violon, Roger a commencé à en jouer à l’âge de 13 ans, après avoir appris le solfège avec un charbonnier, jouer de clarinette. Puis tout s’est enchaîné, jusqu’à 3 bals par semaine, les noces, les assemblées ...
il s’est mis aussi au saxo.

La semaine : les pépinières, car il est pépiniéristes de métier, cultive les arbres et les fleurs « ce qui n’est pas incompatible avec la culture de l’esprit » comme il aimait à dire.
Autodidacte, il découvre la physique, se met à démonter, remonter… toutes les théories (Einstein, Galilée…).

Au travers de ces travaux et écrits, en fait il prône la méfiance, envers toute forme d’absolu.


Lui aussi fera l’objet à plusieurs reprises de plusieurs émissions télé et radio.

- «Comprends-tu ! C’est la pluralité des tonalités, la magie des accords, la personnalité du timbre de chaque instrument qui créent l’harmonie des sons nobles, c'est-à-dire des sons musicaux »
-« Je cultive les arbres et les fleurs, ce qui n’est pas incompatible avec la culture de l’esprit, bien au contraire ! »
-« Contrairement aux idées reçues, ce que l’on croit n’est pas ce que l’on sait, Ce que l’on sait on ne le croit pas, on en est sûr)

Roher Manceau - Enquête Gens de Cherves

Elie Maître

Elie MAITRE

Elie lui est franc-maçon…

Il est menuisier-ébéniste. Il a aussi fabriqué des violons sabots. « Quand on travaille le bois, il faut aimer les arbres » aime-t-il à répéter.

Rien ne lui échappe, au travers du fil du bois il nous apprend à comprendre, écouter,  respecter, deviner.
Il caresse la matière… libre penseur, il dénonce toutes les  formes d’imbécilités (son mot favori) et de croyances aveugles.

Mmes Fleury et Garnier

MMes Fleury et Garnier

Sous le même toit qu’Elie, Mmes FLEURY et GARNIER, respectivement sœur et nièce du menuisier-ébéniste chantent ; virelangues, content, racontent….

Des dizaines et dizaines de documents …

Elles sont croyantes, superstitieuses…

 

Et puis :

- Des voix de femmes, complaintes, amours déçus, amours conçus et…
- Les travaillous, Les Bricolous, les Berdassous, les nijhassous…
- Les « o m’suffi… o va ben d’même »
- Les «Bé  vas-y dan, i t’regarde faere
…qui dans leur spontanéité nous bousculent…

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