Intention

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Intention université populaire d’été

Résistances et Énergies.

Le climat et la production/consommation d’énergies dans le futur ne soulèvent pas de problèmes réservés aux seuls scientifiques spécialistes. L’avenir de la planète concerne le citoyen que nous sommes, préoccupé chaque jour de protéger un environnement que l’on sait menacé afin de le léguer dans le meilleur état possible à nos héritiers. Nous le savons bien, beaucoup de dégâts irrémédiables ont déjà été causés, dus notamment à une foi absolue dans le progrès industriel. Une grande partie du monde a cru –et certains croient encore- à ce que d’aucuns nomment le progrès technologique, sorte de machine à produire du non-essentiel.

L’époque industrielle a eu raison de l’environnement traditionnel. Elle a non seulement provoqué la transformation des paysages ruraux en sites (sidérurgiques, miniers, textiles) et usines de produits dérivés, mais elle a surtout laissé sur le territoire des traces d’activités, d’abord en déclin, puis définitivement abandonnées. Les friches industrielles posent à la société contemporaine un problème aux solutions peu convaincantes, entre abandon pur et simple au temps et réhabilitation culturelle. La situation désastreuse de l’industrie française aujourd’hui est un exemple patent d’une absence totale d’anticipation de mutations sociétales pourtant prévisibles.

Mais en même temps, l’époque industrielle avait vu l’émergence d’une classe populaire, cosmopolite sous l’effet des diverses migrations, et riche de ce que Richard Hoggart nommait la « culture du pauvre », notion déterminante dans l’anthropologie contemporaine. Cultures populaires, rurales et/ou urbaines, terrain de prédilection de l’ethnologie, ont été l’objet des politiques protectrices et conservatoires menées par les ATP. En tant que patrimoines locaux, ils participaient à la fois de la diversité régionale et de l’unité nationale. Puis l’histoire s’est refermée sur les archives, rassurée que celles-ci soient conservées à jamais.

Le développement de l’activité industrielle que l’on croyait nécessairement durable sous cette forme – essentiellement fondé sur la production/consommation d’énergies fossiles- a montré ses limites. Pour la première fois, il se dit que l’énergie fossile peut s’épuiser et même arriver à manquer ! En même temps, on réalise que les risques encourus durant toutes ces années ne disparaissent pas avec la production mais continuent sournoisement à détruire les organismes (exemple des cancers de la plèvre et de la tyroïde). Ces prises de conscience soulignent une fois encore le lien entre l’homme et son environnement, la santé de l’un dépendant étroitement de l’état de l’autre. Ainsi l’exemple de l’eau : on découvre que la nappe phréatique ou la mer peuvent être polluée comme l’eau d’une marre au fond de son jardin !

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